Patek Philippe
Dernière grande manufacture genevoise indépendante. Maître incontesté des grandes complications et gardienne du Poinçon Patek Philippe depuis 2009.
Antoine Norbert de Patek, officier polonais exilé, s'associe en 1839 à l'horloger Franciszek Czapek. En 1845, il rencontre le Français Adrien Philippe, inventeur du remontage par la couronne — un système qui supprime la clé et change la montre de poche pour toujours. La maison prend son nom définitif en 1851. La même année, la reine Victoria acquiert une montre pendentif à l'Exposition universelle de Londres. Le carnet de commandes accueillera Tchaïkovski, Wagner, Einstein. En 1932, les frères Charles et Jean Stern rachètent la manufacture en pleine crise. Leur famille la dirige toujours. La Calatrava naît la même année, inspirée du Bauhaus. La Nautilus arrive en 1976, dessinée par Gérald Genta d'après un hublot de paquebot. Deux pièces résument l'ambition maison : la Graves Supercomplication de 1933, vingt-quatre complications, resta la montre la plus compliquée du monde pendant cinquante-sept ans ; le Caliber 89 de 1989, trente-trois complications, lui succéda. Depuis 2009, Patek appose son propre Poinçon plutôt que celui de Genève, jugeant ses critères insuffisants.
Calibre de la Nautilus 5711 et de la Calatrava. Spiral Spiromax en Silinvar depuis 2011.
Premier chronographe manuel intégralement développé par Patek. Six brevets déposés sur la roue à colonnes et le doigt d'entraînement.