Seiko
Manufacture intégrée japonaise, déclencheuse de la crise du quartz en 1969 avec l'Astron. Inventrice du Spring Drive, hybride mécanique-électronique unique.
Kintarō Hattori ouvre à vingt et un ans une boutique de réparation à Tokyo en 1881. Il crée l'atelier Seikosha en 1892 — « maison de la précision exquise » — et produit d'abord des horloges murales, puis la première montre-bracelet japonaise en 1913. Le tremblement de terre du Kantō détruit l'usine en 1923. Hattori honore chaque montre confiée en réparation en offrant une pièce neuve. Le 25 décembre 1969, Seiko lance l'Astron, première montre à quartz commercialisée. Elle coûte le prix d'une voiture et dérive de cinq secondes par mois quand les meilleurs mécaniques dérivent de cinq secondes par jour. En dix ans, la production horlogère suisse s'effondre des deux tiers — c'est la crise du quartz. Seiko poursuit pourtant la mécanique. Le Spring Drive, présenté en 2004 après vingt-huit ans de développement, tire son énergie d'un barillet classique mais régule sa marche par un frein électromagnétique piloté au quartz. Son aiguille des secondes glisse sans à-coups. Seiko fabrique tout en interne, jusqu'aux spiraux et aux huiles.
Évolution du 6R15 avec réserve de marche portée à 70 heures. Équipe la gamme Prospex.